Sono un Freelance, commento e scrivo articoli su diversi temi come la sociologia , le religione , la politica , gli avvenimenti storici , culturali , ambientali , ecologici ecc...

sabato 31 ottobre 2015

Réda Bedjaoui achète un immeuble à 1,8 million de dollars à Montréal

d-reda-bedjaoui-achete-un-immeuble-a-1-8-million-de-dollars-a-montreal-7faf4.jpgCité par des protagonistes dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest au même titre que son frère Farid, poursuivi actuellement par le parquet de Milan dans l’affaire Sonatrach/Saipem, Réda Bedjaoui, neveu de Mohamed, ancien ministre des Affaires étrangères, est, jusque-là, passé entre les mailles de la justice.
Installé au Québec où il mène un train de vie qualifié d’“extravagant” par son ex-épouse Nada Rouabhia, en tout cas au-dessus de ses moyens, son revenu annuel ne dépassant pas les 75 000 dollars canadiens avant son divorce en 2007, Réda Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, vient d’acheter un luxueux immeuble Place Ramezay, à Montréal, pour 1,8 million dollars canadiens. Réda Bedjaoui, qui vit au Canada depuis l’émigration de sa famille au début des années 1990, possédait une autre maison sise au 1, rue Huards, qu’il a dû céder à Nada Rouabhia et ses enfants après son divorce. Il possédait aussi deux voitures de luxe : une Land Rover LR3 série 2005 et une Porsche Cayenne.
Il vit depuis entre Montréal et Dubai où il réside au 2201, Burj Dubai Residence Tower. Ses entreprises canadiennes étant dissoutes depuis près de cinq ans, Réda est sans activité depuis.  Comment s’est-il débrouillé le prix de son appartement à Dubaï où le mètre carré habitable est des plus chers au monde et comment a-t-il pu financer l’achat, en mai dernier, de ce nouveau “condo”, Place Ramezay à Montréal, sachant qu’il a cédé, dans le cadre de la procédure de divorce, ses parts dans l’ancienne maison à ses enfants ?
Il avoue son implication dans les activités de son frère Farid
Réda Bedjaoui, qui a tenté une carrière d’avocat avant de se lancer dans les affaires avec son frère Farid, en créant deux sociétés – Bédex Agrofood Interational et Mexicafé – spécialisées dans le négoce des produits agroalimentaires, s’est, par la suite, impliqué dans les activités d’ingénierie financière de son frère Farid, fondateur de la société d’investissement Ryan Asset Managment FZ, domiciliée à Dubaï, qui a bénéficié d’un dépôt de Sonatrach de l’ordre de 2 milliards de dollars américains. Les revenus ghttp://www.algerie360.com/wp-admin/post-new.phpénérés par ses sociétés au Canada ne suffisant pas à financer son train de vie et par la suite les frais contraignants de son divorce intervenu en 2007, Réda Bedjaoui a toujours bénéficié de la générosité de sa famille, notamment son frère Farid, qui lui vire régulièrement de l’argent – 250 000 USD uniquement sur son compte à la Banque canadienne impériale de commerce (CIBC) et ce, pour la seule période 2005/2006 – et son oncle Mohamed, l’ancien ministre des Affaires étrangères.
Selon sa déclaration sous serment au juge de la division famille de la Cour supérieure de Montréal, dans le cadre de la procédure de son divorce, dont nous détenons une copie, R. Bedjaoui a avoué s’être impliqué dans les activités de son frère Farid. “La défenderesse (son ex-épouse, ndlr) est aussi au fait de mes tentatives de trouver de nouvelles sources de revenus depuis deux ans, compte tenu de la baisse de rentabilité de l’entreprise que je détiens avec mon frère, notamment par une implication dans le cadre des activités de mon frère Farid, dont le succès dans l’industrie des fonds de placement est du domaine public”, a-t-il déclaré. Nous avons approché Réda Bedjaoui par le biais de ses avocats canadiens, Mes Jeffrey Boro et Jonathan Gordon, pour en savoir plus sur les tâches qu’il aurait accomplies pour le compte de son frère, mais le neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères n’a pas daigné répondre à nos questions. Ses récentes acquisitions immobilières laissent néanmoins planer de forts soupçons de recel des commissions versées à son frère Farid et de blanchiment d’argent. Farid Bedjaoui, faut-il le rappeler, est en cavale depuis début 2014. Il est recherché par le parquet de Milan dont les magistrats, enquêtant depuis 2011 sur des contrats obtenus en Algérie par Saipem, filiale du géant italien ENI entre 2007 et 2009, soupçonnent qu’il ait servi d’intermédiaire dans la passation de ces marchés en contrepartie de commissions s’élevant à un peu plus de 200 millions USD. Argent qui aurait été utilisé pour soudoyer des responsables de la compagnie nationale Sonatrach ainsi que des décideurs politiques algériens dont l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil.
La loi montréalaise stipule en effet le partage du patrimoine du couple à raison de 50% pour chacun des partenaires en cas de divorce et l’ex-épouse de Réda a contesté les biens déclarés par ce dernier qui a dû justifier la provenance de l’argent qu’il dépensait. Dans sa déposition, Nada a affirmé au juge que Réda détenait un compte suisse et qu’elle le sait parce qu’elle y avait eu recours. Elle a également révélé qu’il voyageait en jet privé et que la famille Bedjaoui a dissimulé au fisc français une partie du produit de vente d’un bien immobilier en la transférant au Canada sous forme d’un don. Un don que Réda prétend être un cadeau offert par son oncle Mohamed à la naissance de ses jumeaux, Bassem et Malek.
Le cadeau à 200 000 USD de Mohamed Bedjaoui à ses petits-neveux
Dans la lettre datée de décembre 2001 qu’il a adressée à son neveu Réda et que ce dernier a présentée comme pièce justificative au tribunal afin de démontrer la générosité de sa famille qui serait, selon lui, à l’origine de l’expansion du patrimoine de son couple, Mohamed Bedjaoui, alors juge à la Cour internationale de justice de La Haye, promettait de lui verser une “poignée de dollars” : 100 000 USD à chacun des jumeaux qui venaient de naître. Un cadeau en guise de reconnaissance pour sa contribution à la “réussite” de la famille Bedjaoui et au bonheur qu’il lui a procuré, d’abord en réussissant  son essai comme avocat et ensuite, en donnant naissance à ces deux jumeaux. “Je te demande d’accueillir ce geste que je fais, sans grande imagination, ni originalité, pour ce qu’il est : un plaisir que je fais à moi-même d’abord, bien égoïstement, une joie à t’exprimer, ainsi qu’à Nada, mon affection ensuite, bien improprement, une satisfaction et une fierté que j’éprouve enfin, devant ce beau succès pour la famille Bedjaoui, dont je prends au passage ma part… boulimiquement.
À toi, très affectueusement. Ton oncle”, peut-on lire dans la lettre dont nous détenons une copie. Les 200 000 USD ont été virés par Mohamed Bedjaoui le 18 janvier 2001 sur le compte de Réda à la CIBC. Si Mohamed Bedjaoui a regagné la France dès son éviction du gouvernement en 2007, son neveu Réda, lui, vit donc entre Montréal et Dubaï. Encore une fois, Réda n’a pas commenté l’affirmation de son ex-épouse quant à la dissimulation au fisc français d’une partie du produit de vente d’un bien de la famille. “Vos affirmations relèvent d’une interprétation fantaisiste de procédures matrimoniales qui datent d’il y a près de dix ans et qui relèvent de la sphère privée. Nous notons le caractère diffamatoire de vos ‘questions’ et vous en tiendrons responsables advenant la publication d’informations que vous savez mensongères et qui porteraient préjudice à notre client”, se sont contentés de dire ses avocats.
Cité par des protagonistes dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest au même titre que son frère Farid aujourd’hui poursuivi par le parquet de Milan dans l’affaire Sonatrach/Saipem et qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, Réda est passé entre les mailles de la justice algérienne. En détaillant au juge d’instruction les principaux bénéficiaires des commissions et le système de répartition mis en place, Sid-Ahmed Tajeddine Addou qui a écopé de sept ans de prison dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, a indiqué que Réda aurait bénéficié d’une commission de l’ordre de 1,25% de la valeur de ce marché qui s’élève dans sa partie confiée aux Chinois à plus de 6 milliards USD. L’instruction que mènent les juges italiens sur les pots-de-vin versés par Saipem à des responsables algériens afin de décrocher des marchés avec Sonatrach, l’a également épargné, ne révélant que les noms de Farid et son Ryan Asset Managment FZ.
This posting includes an audio/video/photo media file: Download Now